I thought I would post part of this long thing I scribbled down late on Bastille day. I translated it into English also, but it's sort of awkward in English. I wrote a lot more over the course of the time I was in Paris. I liked writing down little snippets of things people said.
En regardant le feu d'artifice tout le monde tourne avec moi, ma tête qui balance sur un réverbère. Les papillons de nuit s’accumulent tous autour de la lumière et je vois qu'ils sont aussi beaux que rien. La foule commence à rouler. Je regarde tous les gens qui passent, chacun avec ses trucs, ses chiens, ses cigarettes, voitures, problèmes, petits amis, bouteilles. La Seine le soir est une aquarelle de noir et jaune. Les touristes nous voient avec dédaigne, on a a bottle of wine ha ha. Tu fais quoi? T'es où? Vous n'parlez pas l'français? Apparemment non.
Une femme lance sa cannette dans la rue. Quelques secondes et une voiture roule, la cannette n'est qu'une pièce d'argent qui reflète la lumière comme les statues en or sur le pont Alexandre III. C’est juste partie du pont, quoi.
Watching the fireworks, everyone rotates with me, my head that’s balanced on a lamppost. Moths gather around the light and I see that they are as beautiful as everything. The crowd begins to roll. I watch all the people who pass, each with their things, their dogs, their cigarettes, cars, problems, boyfriends, bottles. The Seine at night is a watercolor of black and yellow. The tourists look at us with disdain, we have “a bottle of wine” ha ha. You’re doing what? You’re where? You don’t speak French? Apparently not.
A woman throws her can in the street. A few seconds and a car rolls, the can is nothing but a piece of silver that reflects the light like the gold statues on the Alexandre III bridge. “It’s just part of the bridge.”
Les hommes qui me regardent, qui regardent mes jambes nues. Je n'vois que le ciel, absolument noir avec la fumée du feu, la Tour Eiffel qui recommence sa lumière quotidienne. Je ne parle pas français. Salut les filles, je vous ai vus, je comprends.
J'ai la sensation que le monde m'avale, je descends dans la gorge du métro puis je monte, tout a perdu le sens. Le téléphone qui sonne et sonne avec une voix différente. L'orchestre du président qui jouent à trois heures du mat, prisonniers. Il faut jouer la musique de la fête, le défilé, avec les yeux fatigués. Les gens du quartier se réveillent, perplexe.
Men look at me, look at my naked legs. I see nothing but the sky, absolutely black with smoke, the Eiffel Tower is relit with its daily lights. I don’t speak French. Hi girls, I saw you, I understand.
I have the sensation that the world is swallowing me, I descend into the throat of the metro, then I climb up, everything has lost its meaning, nothing makes sense. The telephone that rings and rings with a different voice. The president’s orchestra that is playing at 3 a.m., prisoners. Parade music must be played, with tired eyes. People in the neighborhood wake up, confused.
Mon cerveau est liquide dans ma tête, les mots glissent entre les oreilles. Mes mains ne bougent aussi rapidement que possible mail il est trop tard. Le sable échappent.
J’ai soif en regardant l’eau qui coule dans la nuit. Le goût des lèvres, tellement chaudes, tellement douces. Que je n'aie jamais rencontré des lèvres alors que je ne saurais pas de quoi je n'ai pas... ceux qui me manque. Cette ville est un papier mouillé qui flotte dans la Seine.
My brain is liquid in my head, words slide between my ears. My hands move as quickly as possible but it’s too late. The sand is slipping.
I am thirsty seeing water that flows in the night. The taste of lips, so warm, so soft. That I had never encountered them so I wouldn’t know what I didn’t have... missing from me. This city is a piece of wet paper floating in the Seine.
Les hommes qui font les commentaires vulgaires aux voix des anges, un langage de miel. Va te faire foutre, connard! À vous de se moquer! On s'appelle. Très jolie. How are you? Une cigarette!! Viens avec moi. Putain tu m'entends pas? Tu me prends comme fou?
Je me sens que tout le monde m'approche de plus en plus rapidement, chevaux chevaux chevaux qui courent à la Patti Smith. Les gitanes dans le métro demandent does anyone speak English?
Men who make rude comments with the voices of angels, a language of honey. Go fuck yourself, idiot! Make fun of us more! We’ll talk. So pretty. How are you? A cigarette!! Come with me. Bitch, don’t you hear me? You think I’m crazy?
I feel like everyone is approaching faster and faster, horses horses horses that run like Patti Smith’s. The gypsies in the metro are asking does anyone speak English?
Paris tu m'agace. Tellement belle avec un pied dans l'histoire, un dans la future. Les ruelles, le boucher boulanger épicier, tout souriant en disant bonjour! bon soir! merci bien! bonne journée! Il n'y a personne dans le Starbucks. Paris vous êtes impossible et réel.
Paris you frustrate me. So beautiful with a foot in history and a foot in the future. The little alleys, the butcher the baker the grocer, all smiling and saying hello! good evening! thank you! have a good day! There is no one in the Starbucks. Paris you are impossible and real.
Une tête tout couvert de sang, une violence éphémère, verre vert qui éclat dans la rue.
Les femmes qui me regardent de temps en temps avec les yeux furieux.
Je me dis que j'aime l'énergie de tous ces gens dans le métro, dans la gare. Je me le dis.
Qu'est que c'est un poireau, une courgette? Tout droit. À l'attaque. On avance, il dit en mettant ses bras autour de mes épaules, ma gorge. Je ne peut rien dire, je t'ai dit que j'suis muette. La pauvre petite. Petit morceau de viande. Dansez, dansez les filles. Je marche mes doigts vers la source, autour des jambes, trop de gras, trop de cartilage pour mon goût. Le meilleur c'est frais, ça vient d'être cuisiner, une crêpe de la rue, juste faite, lourde avec chocolat sur les lèvres.
A head covered in blood, a fleeting violence, green glass that shatters and glitters in the street.
Women look at me from time to time with furious eyes.
I tell myself that I like the energy of all these people in the metro. I tell myself.
What is a leek, a zucchini? Straight ahead. To the attack. Keep moving, he says putting his arms around my shoulders, my throat. I can say nothing, I told you I’m mute. The poor little girl. Little cut of meat. Dance, dance girls. I walk my fingers toward the source, around legs, too much fat, too much gristle for my taste. The best is fresh, just cooked, a crepe from the street vendor, just made, heavy with chocolate on the lips.
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