11.03.2010

from Le Rire, by Henri Bergson.

Si le langage enfin était un organisme tout à fait unifié, incapable de se scinder en organismes indépendants, il échapperait au comique, comme y échapperait d’ailleurs aussi une âme à la vie harmonieusement fondue, unie, semblable à une nappe d’eau bien tranquille. Mais il n’y a pas d’étang qui ne laisse flotter des feuilles mortes à sa surface.

If language were an absolutely unified organism, unable to be split into independent parts, it would evade the comic as would a soul whose life was one harmonious whole, unruffled as the calm surface of a peaceful lake. There is no pool, however, which has not some dead leaves floating on its surface.

No comments:

Post a Comment